D'où viennent les visiteurs du site internet de votre location saisonnière, et comment se comportent-ils ?
Lorsque l’on parle de suivre le trafic de son site internet, le premier outil qui est évoqué, c’est la Google Search Console. On vous parle de référencement organique, de mots clés, d’intentions de recherche, … et de l’importance de suivre cela avec la Search Console. Ce discours, je l’entends régulièrement.
De manière étonnante, j’entends beaucoup moins parler du deuxième outil gratuit proposé par Google pour suivre le trafic de son site internet : Google Analytics 4 (GA4).
Pourtant, Google Analytics 4 est un outil intéressant. Surtout lorsque l’on s’occupe d’un site internet qui vend. Comme c’est le cas en location saisonnière : car l’optique, c’est bien d’obtenir des réservations en direct au moyen de son site web.
Et à cet égard, Google Analytics est un outil tout à fait adéquat. Pourquoi ? Parce que sa logique, c’est d’observer le comportement de tout visiteur de votre site sous l’angle particulier du parcours d’achat. Pour filer l’analogie avec un commerce, Google Analytics 4 va identifier comment les visiteurs parviennent sur votre site, quelles pages ils consultent, quels sont ceux qui poussent jusqu’à la caisse. Bref, une information importante, captée non-stop, même quand vous dormez.
Certes, l’accès à Google Analytics 4 est moins intuitif que celui de la Search Console. Mais pensez aux informations qu’il recèle sur les comportements de ceux qui entrent sur votre site internet. Cela vaut bien un petit effort, non ?
C’est l’objectif de cette page : vous montrer les informations que contient GA4 et comment vous pouvez les utiliser pour orienter le contenu de votre site et le parcours de tout visiteur, de la porte d’entrée jusqu’au module où il peut effectuer une réservation.
Deux mises en garde avant de commencer.
D'abord, mon site internet n'est pas le vôtre. Celui de mes gîtes a ses particularités (plus de 50 pages, quatre langues, forte dimension internationale) : lisez la démonstration pour la méthode, pas pour transposer mes chiffres. Ensuite, un prérequis propre à la dernière étape du parcours, la conversion : GA4 ne la mesure que si un suivi a été installé, et ce suivi n'est jamais rétroactif. Il implique une petite manipulation dans votre environnement. Chez moi, ce suivi est récent. Je vous montrerai donc comment lire les premières étapes du parcours du visiteur, mais la conversion proprement dite n'est pas encore pleinement mesurable en ce qui me concerne.Ce que GA4 montre : le parcours d'achat sur votre site, après le clic
Google Analytics 4 prend le relais là où la Search Console s’arrête. La Search Console vous dit comment on vous trouve sur Google ; GA4 raconte ce qui se passe ensuite, une fois le visiteur arrivé chez vous. Et cela, pour tous les canaux, pas seulement Google. Pour voir en détail comment ces deux outils se complètent, voyez la présentation qui en est donnée en les comparant.
GA4 déroute souvent, parce qu’on n’en perçoit pas la logique d’ensemble. Elle est pourtant simple : l’outil suit le parcours d’achat d’un visiteur, de son arrivée jusqu’à l’action attendue : pour un loueur, la réservation. C’est donc la logique d’un commerce en ligne et c’est ce qui rend GA4 particulièrement intéressant lorsque le site web est destiné à vendre. Que ce soit des séjours en location saisonnière, ou tout service ou marchandise. L’outil est réellement conçu dans cette optique d’un suivi du parcours d’achat.
Et GA4 découpe ce parcours d’achat, qu’il nomme le « cycle de vie », en quatre étapes :
- Acquisition : comment le visiteur arrive : par quel canal, depuis quel pays. (la rue qui mène à votre vitrine)
- Engagement : ce qu’il fait une fois entré : les pages qu’il consulte, le temps qu’il y passe. (sa façon de déambuler dans le magasin)
- Conversion : s’il va jusqu’à l’action visée, la réservation. (le passage en caisse)
- Fidélisation : s’il revient plus tard. (le client qui repasse)
Ces quatre étapes donnent le plan de cette page : je les parcours dans l’ordre, sur les chiffres réels de mes gîtes, en m’attardant là où c’est le plus parlant pour un loueur, et plus vite sur la fidélisation, marginale quand on ne réserve pas deux fois de suite un lieu de vacances.
Une dernière précision : Google Analytics 4 vous propose deux modes pour le suivi de vos données :
- Un aperçu en temps réel de votre trafic et des pages consultées (voir l’illustration ci-dessous) : c’est moins palpitant à regarder que la plupart des séries sur les chaines de streaming et, admettons-le, ce n’est pas pertinent pour notre activité de location saisonnière (nous n’en sommes pas à vouloir harponner le moindre visiteur sur nos sites web).
- Des rapports paramétrables et téléchargeables, structurés selon le cycle de vie évoqué ci-avant : c’est le mode d’utilisation que je privilégie, car il permet d’avoir un volume de données plus solide et le recul nécessaire pour les analyser.
D'où viennent vraiment les visiteurs de votre site web ?
C’est la première information que GA4 montre et que la Search Console ne peut pas donner : la provenance de tout votre trafic, canal par canal.
Un canal, c’est la grande famille d’origine d’un visiteur :
- la recherche organique (via les moteurs comme Google, mais aussi Bing et d’autres),
- l’accès direct (pour les personnes qui connaissent l’url de votre site ou d’une de ses pages),
- un site référent (via les backlinks),
- les réseaux sociaux (Facebook, Tik-Tok, Instagram, …)
- un assistant IA (une source émergente, à suivre).
Sur mon site, sur environ 15 000 sessions, l’organique domine avec 69 % des visites. Derrière, le direct (24 %), les référents (3,4 %), le non-attribué, les réseaux sociaux et l’IA.
Mais ce classement brut cache l’essentiel : et c’est là que GA4 devient vraiment utile, à condition de regarder au-delà du volume.
| Canal | Sessions | Part | Taux d'engagement |
|---|---|---|---|
| Recherche organique | ~10 370 | 69 % | 53 % |
| Direct | 3 683 | 24 % | 21 % |
| Référents | ~510 | 3,4 % | ~78 % |
| Non attribué | ~380 | 2,5 % | variable |
| Réseaux sociaux | 63 | 0,4 % | faible |
| Assistants IA* | 35 | 0,2 % | — |
* Le canal « Assistants IA » (35 sessions) n'existe dans GA4 que depuis juin 2026. Identifié par la source (chatgpt.com, perplexity.ai…), le vrai trafic IA atteint 578 sessions (3,8 %) — voir plus bas.
L’organique, ce n’est pas que Google. On l’oublie souvent : le référencement ne se joue pas que sur Google. Chez moi, Bing apporte 587 sessions, avec un taux d’engagement de 71 %, supérieur à Google, suivi d’Ecosia (283) et de DuckDuckGo (136).
La Search Console ne voyait que Google ; GA4, lui, compte tous les moteurs. Rappel utile que votre visibilité ne se limite pas au géant de Mountain View.
Le direct est un piège, et voici comment le repérer. Le canal direct (les visiteurs arrivés sans provenance identifiée) est en apparence mon 2ᵉ canal, à 24 %.
Sauf que son taux d’engagement s’effondre à 21 %, contre 53 % pour l’organique. Le taux d’engagement, c’est la part des visites « actives » (celles où le visiteur reste, lit, clique).
Quand il s’effondre, ce n’est plus une audience, c’est du bruit. Le détail par pays le confirme :
- Chine (973 visiteurs, 0,7 seconde d’engagement),
- Singapour (949),
- États-Unis (507), tous proches de zéro.
Du trafic robot, qui gonfle les compteurs. Mon vrai trafic direct est ailleurs : 448 visiteurs belges, 59 secondes de moyenne. Des gens qui connaissent déjà mon site internet. Autrement dit, une bonne moitié de mon canal direct n’est pas humaine.
Même chose pour une « bosse » observée en automne 2025 (516 sessions en octobre, 818 en novembre) : un pic de robots, pas de clients.
La règle, une fois pour toutes : ne lisez jamais un volume sans son taux d’engagement.
Et le trafic venu des IA ? Il est modeste, mais déjà là. Voilà l’angle que peu de loueurs regardent déjà. Les assistants IA (ChatGPT, Perplexity, Copilot…) m’envoient 578 sessions, soit 3,8 % du trafic, et ChatGPT en représente 94 % (541 sessions), loin devant les autres.
Surtout, ce trafic existe depuis le premier jour de la période, dès avril 2025 : ce n’est pas une nouveauté. Un point technique qui compte : on le repère par la source (chatgpt.com), pas par le canal, car le canal « AI Assistant » de GA4 n’est apparu qu’en juin 2026 et ne couvre pas l’historique. Qui lit le canal croit le trafic IA né d’hier ; qui lit la source voit qu’il est installé depuis le début. Sa croissance est réelle mais lente (un doublement en un an, bien moins que l’organique). Ma conclusion : un canal à garder à l’œil, pas à surinvestir aujourd’hui.
Les référents : minuscules, mais en or. Dernier enseignement, et le plus contre-intuitif. Mes sites référents ne pèsent que 3,4 % du trafic, mais quelle qualité. L’écosystème touristique wallon m’envoie des visiteurs remarquablement engagés :
- VisitWallonia (194 sessions, dans mes quatre langues) affiche 77 à 88 % d’engagement et 60 à 100 secondes par visite ;
- Gîtes de Wallonie et VisitArdenne suivent.
À comparer à mon organique (~52 % d’engagement, ~48 secondes), ces gens-là arrivent en mode préparation de séjour. Un canal minuscule en volume peut valoir bien plus que sa taille et cette relation avec VisitWallonia, en croissance d’une année sur l’autre, est clairement à entretenir.
La leçon de l’acquisition, en une phrase : croisez toujours le volume et l’engagement. Un gros canal peut n’être que du bruit (mon direct), un tout petit peut être de l’or (mes référents).
Que consultent-ils, et qu'est-ce qui les retient sur votre site internet ?
Une fois le visiteur entré, GA4 répond à deux questions :
- quelles pages il consulte,
- et par quelle porte il est arrivé.
Le vocabulaire est simple :
- les vues (le nombre de fois qu’une page est affichée),
- les utilisateurs (les personnes distinctes),
- et la durée d’engagement (le temps réellement passé à lire, pas juste l’onglet ouvert).
Ce qui est consulté, et c’est une vraie bonne surprise.
Mes pages les plus vues sont, sans surprise, mes guides touristiques : citadelle, restaurants, Rocher Bayard, randonnées. Mais voici le signal encourageant : après l’accueil (1 305 utilisateurs), la page la plus visitée de tout mon site internet, c’est /reserver/ (1 013 utilisateurs). En ajoutant ses versions traduites (/nl/reserveren, /en/to-book, /de/buchen), plus de 1 380 personnes ont atteint la page de réservation.
Autrement dit : une large part de ceux qui entrent par un article sur Dinant naviguent bel et bien jusqu’à la réservation. Mon contenu touristique n’est pas du trafic inutile : c’est le haut de mon entonnoir de vente, pour utiliser l’expression répandue en marketing.
Ce qui retient l’attention.
GA4 montre où les gens s’attardent. Mes pages guides tiennent 40 à 90 secondes d’engagement (79 secondes sur la randonnée de Waulsort, 66 sur « visiter Dinant » en allemand, 49 sur les restaurants). ces chiffres montrent à quel point les informations enrgistrées par GA4 peuvent être précises. Tout ce qu’un visiteur effectue sur une des pages de votresite est pisté et enregistré. Et Google met cela à votre disposition… gratuitement.
Revenons à ces pages : elles captivent, elles ne font pas fuir. L’accueil et /reserver/, eux, sont plus courts (31 et 27 secondes) : normal, ce sont des pages de passage, pas de lecture. Pour un loueur, la lecture « outil de vente » est directe : ces guides sont ma meilleure vitrine. C’est par eux qu’on entre, c’est eux qui donnent envie de rester. Donc ce sont eux qu’il faut soigner, et faire pointer clairement vers la réservation.
Par quelle porte on entre : la lecture par marché.
GA4 distingue la page d’entrée, celle par laquelle la visite commence. Et là, ma stratégie multilingue se lit noir sur blanc :
- les Belges entrent surtout par l’accueil (518 sessions), le Rocher Bayard (396) ou les restaurants (338) ;
- les Allemands, eux, entrent massivement par la page allemande « besuchen Sie Dinant » (369).
Chaque marché a sa porte d’entrée, dans sa langue. Le savoir, c’est pouvoir orienter le contenu marché par marché : renforcer une page d’entrée qui marche, ou en créer une pour un marché qu’on veut développer.
La fausse piste, ici aussi.
Ces tableaux sont pollués par le même bruit de robots que l’acquisition : des entrées depuis la Chine ou Singapour à 0-2 secondes, et surtout des URL qui ne sont même pas de vraies pages : xmlrpc.php, wp-admin (des sondes de piratage, pas des visiteurs). On les repère à l’œil et on les écarte avant de conclure quoi que ce soit.
En résumé : l’engagement me dit que mon contenu touristique travaille pour moi. Il attire, il retient, et il amène vers la réservation. La suite logique, c’est de regarder jusqu’où ces visiteurs vont vraiment.
| Page | Utilisateurs | Durée d'engagement |
|---|---|---|
| Accueil | 1 305 | 31 s |
| Réservation | 1 013 | 27 s |
| Citadelle de Dinant | 614 | 46 s |
| Les 10 meilleurs restaurants (EN) | 562 | 40 s |
| Les 10 meilleurs restaurants (FR) | 496 | 49 s |
| Le Rocher Bayard | 490 | 42 s |
| Visiter Dinant (DE) | 402 | 66 s |
| Randonnée à Waulsort | 351 | 79 s |
Les pages guides retiennent 40 à 90 secondes ; l'accueil et la réservation, pages de passage, une trentaine.
Jusqu'où les visiteurs vont-ils sur votre site web : qui s'approche de la réservation ?
C’est ici que GA4 devient le plus précieux pour un loueur saisonnier, comme d’ailleurs pour tout commerce en ligne.
Il s’agit de voir qui s’approche de la réservation, marché par marché. Un signal de comportement, une liste de prospects. Certains passeront peut-être à la réservation, d’autres pas. Ceux qui vont réserver vont sortir de l’ombre : ils vont devenir vos clients, et être identifiés comme tels. Mais les autres ? Eh bien GA4 vous fournit des informations sur eux. Pour vous, c’est utile de savoir s’il y a des désistements ou des abandons de réservation, si près du but.
La page de réservation, ventilée par pays : un premier renversement.
Sur mon site internet, 1 402 personnes ont atteint la page de réservation. En volume brut :
- Belgique en tête (467, soit 33 %),
- les Pays-Bas (292),
- la France (273)
- et l’Allemagne (187).
À eux trois, ces marchés étrangers (752) dépassent déjà la Belgique, alors que dans mon trafic global, la Belgique pèse près des deux tiers. Le rapport de force s’inverse dès qu’on regarde la réservation.
Le vrai choc : le taux d’accès.
Rapportons ces chiffres au trafic total de chaque pays : la part des visiteurs qui poussent jusqu’à la page de réservation.
Là, la hiérarchie bascule complètement :
- 27 % pour les Néerlandais,
- 21 % pour les Français,
- 14 % pour les Allemands
- et 8 % pour les Belges.
Les Néerlandais s’approchent de la réservation trois à quatre fois plus souvent que les Belges.
Ce que ça révèle du comportement des visiteurs.
L’explication tient au métier : les visiteurs belges viennent surtout pour le contenu touristique local. Des gens de proximité, souvent à la journée, qui n’ont pas besoin de se loger. Les Néerlandais, Français et Allemands, eux, préparent un séjour : ils ont besoin d’un hébergement.
Le trafic belge fait du volume, mais il est peu qualifié pour la location. L’international est certes plus petit, mais il est bien plus qualifié pour ce que j’offre en location. Pour un loueur, c’est une carte précieuse : elle dit où concentrer ses efforts.
Un garde-fou essentiel : atteindre la page ≠ réserver.
Si je croise les données de GA4 avec mes réservations (obtenues via mon channel manager Elloha), le tableau se nuance. On retrouve les trois mêmes pays de tête, mais l’Allemagne passe première en réservations directes, alors qu’elle n’est que 3ᵉ sur la page. Les Néerlandais, eux, regardent beaucoup la page mais réservent moins en direct. La raison est probablement culturelle :
- les Pays-Bas sont un marché très « Booking » : on consulte ma page pour comparer, puis on réserve sur la plateforme habituelle ;
- l’Allemand réserve plus volontiers en direct.
Autrement dit, « atteindre la page » est un signal d’intérêt, pas un verdict : GA4 éclaire le comportement, mes réservations réelles disent qui achète. Les deux ensemble valent bien mieux que l’un des deux pris séparément.
Et le fil rouge « outil de vente » saute aux yeux :
- puisque les Néerlandais comparent avant de réserver ailleurs, rendre l’avantage du direct visible sur ma page (garantie meilleur prix, tarif direct) est une piste concrète ;
- entretenir le marché allemand, qui convertit le mieux, en est une autre.
Et la conversion mesurée, dans tout ça ? Pas encore.
Soyons francs : sur toute la période analysée, mes indicateurs de conversion sont à zéro. Non pas parce que personne ne réserve, mais parce que le suivi des conversions n’était pas installé, et GA4 n’est jamais rétroactif.
Je l’ai mis en place récemment (début été 2026) ; il faudra laisser passer un à deux mois (davantage vu la saisonnalité) avant d’en tirer quoi que ce soit.
Concrètement, qu’est-ce que cela signifie ? La réservation d’un séjour ne s’effectue pas sur mon site internet. Le visiteur est envoyé sur le site web du channel manager, où toute la transaction s’effectue. Dès lors, je perds le contact avec le visiteur, lorsqu’il se rend sur la plateforme de réservation. Et Google Analytics aussi. Depuis peu, j’ai placé un traceur dans mon compte chez mon channel manager. Ce traceur permet à GA4 de pister le mouvement d’un visiteur, lorsqu’il passe de mon site à celui du channel manger.
Le conseil que je me donne, et que je vous donne : installez ce suivi sans attendre : chaque semaine sans mesure est une semaine perdue. Une fois mûr, il reliera enfin chaque canal et chaque marché à une vraie action de réservation.
Les visiteurs de votre site web reviennent-ils ?
La quatrième étape du cycle de vie, GA4 la mesure aussi : les visiteurs qui reviennent. On mesure ici la rétention ou la fidélisation des clients. Un aspect important dans une activité commerciale. Il est en effet largement admis qu’il est plus rentable de fidéliser ses clients que d’en acquérir de nouveaux.
Mais soyons lucides : pour une location saisonnière, ce n’est pas le signal le plus fort. On ne réserve pas un lieu de vacances comme on recommande une pizza : l’achat est plus rare, espacé, souvent unique.
Un visiteur peut revenir consulter ma page deux ou trois fois avant de se décider, mais au-delà, la « fidélité » au sens de GA4 n’apprend pas grand-chose sur mon activité.
C’est pourquoi je ne m’y attarde pas. La vraie fidélisation d’un loueur : le voyageur qui revient un été sur l’autre, ou qui vous recommande, elle se joue ailleurs que dans GA4. Elle se joue dans la qualité de l’accueil, le suivi après le séjour, une newsletter. GA4 éclaire le parcours avant la réservation ; la fidélité, elle, se construit peut-être davantage après, et sur le terrain.
Analyser ses données GA4 avec l'IA
Tous ces rapports (canaux, pages, marchés), vous pouvez les consulter en ligne, directement dans l’interface de GA4.
Mais dès qu’on veut analyser dans le détail ou croiser des informations, exporter ses données fait sens. Et à ce moment, une IA permet de gagner un temps précieux pour digérer les données et les croiser, exactement comme pour la Search Console.
Avec une différence pratique, que j’ai mentionnée plus haut : GA4 n’a pas de connecteur. Impossible de brancher l’IA directement dessus pour qu’elle aille chercher la donnée elle-même, comme cela est possible avec la Search Console.
La seule voie, c’est donc d’exporter les fichiers et de les confier ensuite à votre assistant IA.
Ça change une chose, et une seule : il faut prévoir large dès l’export. La puissance d’analyse est identique une fois les fichiers en main. Mais si un angle vous manque (un pays, un mois de plus, …), l’IA ne peut pas aller le récupérer seule : vous devrez retourner exporter les données. Donc on sort d’emblée les bonnes dimensions, sur une période généreuse (idéalement seize mois), pour voir la saisonnalité passer plus d’une fois.
La limite, enfin, est la même que pour toute analyse assistée par IA : elle manie très bien les chiffres, mais elle peut se tromper de calcul, mal interpréter une colonne, ou tomber dans un piège comme celui du canal « AI Assistant » récent qu’on prendrait pour tout l’historique. Donnez-lui le contexte de votre activité (qu’elle ne connaît pas) et gardez un œil critique sur ses conclusions.
Enfin, vous mesurez bien le volume des données disponibles sur GA4. Il existe beaucoup plus de rapports que sur la Search Console. Vous avez en outre la possibilité d’adapter les rapports standards existants (ajouter ou modifier des dimentsions des rapports), voire même de créer vos propres rapports personnalisés. Cela demande une expertise et cela dépasse largement le cadre d’une première approche de GA4. Il y a de quoi se perdre dans le dédale des dimensions à croiser. Dans un premier temps, je vous suggère de vous limiter aux rapports standards.
Et si vous ne vous y retrouvez pas pour naviguer dans l’interface de GA4, vous pouvez toujours demander à votre assistant IA de vous tracer la route. Normalement, elle doit s’y retrouver mieux que vous. Normalement.
C’est dans ce contexte que j’ai préparé le prompt d’analyse GA4 inclus dans le pack : il déroule les priorités une à une et cadre l’assistant, pour que la lecture reste ordonnée et honnête.
Et maintenant ? Deux manières de poursuivre
Vous avez vu ce que Google Analytics 4 vous apprend sur le comportement des visiteurs de votre site internet. Maintenant, deux chemins sont possibles.
Découvrir l’autre volet de l’analyse de votre site internet
Cet autre volet permet de savoir comment le visiteur arrive sur votre site internet. C’est-à-dire ce qui se passe avant le clic et avant de parcourir vos pages. Et c’est l’apport de la Search Console de Google.
Si vous avez suivi mon conseil, normalement, vous avez déjà franchi cette étape, avant de plonger dans les données de GA4. Mais ce conseil n’était pas contraignant, les deux outils pouvant s’envisager indépendamment l’un de l’autre. Si vous n’avez pas regardé ce que la GSC met à votre disposition, je vous invite à découvrir comment analyser le trafic de votre site internet avec la Google Search Console.
Comme pour cette page sur GA4, j’illustre la démarche avec les données du site internet des Gîtes Kangourou Dinant.
Passer à la pratique sur les données de votre site internet.
Si vous voulez mener cette analyse sur votre propre site internet, je vous ai préparé le nécessaire : un pack d’analyse, qui réunit les deux tutoriels (Search Console et Google Analytics 4) et leurs prompts d’analyse.
Les deux vont ensemble, volontairement : tout l’intérêt est d’utiliser les deux outils, pas l’un sans l’autre.
Envie d'appliquer cette démarche sur vos propres chiffres ?
Le pack réunit les deux tutoriels : Search Console et Google Analytics 4, et leurs prompts d'analyse, prêts à l'emploi. De quoi mener la démarche chez vous, méthode en main.
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En cliquant, vous ouvrez un nouvel onglet sur la page d'inscription de DigitalGite, pour indiquer votre adresse email. Vous recevez aussitôt le lien de téléchargement du pack, par retour de mail.
Google Analytics 4 vous explique comment le visiteur se comporte sur votre site internet, en adoptant la logique du parcours d’achat. Il vous montre ce qui se passe après le clic. C’est très utile, mais ce n’est qu’une partie du parcours de vos visiteurs.
Pour lire le trafic de votre site internet dans sa globalité, c’est-à-dire, avant le clic et après le clic, mieux vaut prendre un peu de recul. C’est le rôle de la page qui chapeaute ce dossier : la présentation des deux outils gratuits de Google.