Connaître gratuitement le trafic de votre site web de location saisonnière : par où commencer

En location saisonnière, votre site web a une raison d’être : décrocher des réservations en direct. Exister sur la grande toile, capter l’attention de voyageurs qui cherchent un hébergement comme le vôtre, et les amener à réserver chez vous. Et cela, sans que vous soyez rivé à votre écran.

Mais qu’est-ce qui vous dit que votre site internet effectue ce travail ? Qu’il attire des visiteurs ? Que ceux-ci regardent vos hébergements ? Qu’ils vont jusqu’à vous contacter ou, mieux, à réserver ? Un site n’envoie pas de rapport. Un formulaire de contact vous parvient de temps en temps ; un moteur de réservation vous prévient quand quelqu’un réserve, si votre site en est équipé. Au-delà de ça… c’est le silence. En apparence, tout va bien, non ?

Pour mes gîtes à Dinant, je me suis posé exactement ces questions. Et j’ai découvert que je pouvais y répondre sans dépenser un centime. Car si vous gérez votre site vous-même, ce suivi vous revient, mais il ne réclame ni budget ni longues soirées. Google met à votre disposition deux outils gratuits : la Google Search Console (GSC) et Google Analytics 4 (GA4). Deux noms, admettons-le, un peu énigmatiques.

Ces deux outils ne dorment jamais : nuit et jour, ils enregistrent ce qui se passe sur votre site internet. Et ce qu’ils ont à raconter concerne directement vos hébergements. Les ignorer, ce n’est pas gagner du temps : c’est avancer les yeux fermés. C’est donc par eux qu’il est utile de commencer pour suivre le trafic de son site internet.

Cette page vous présente ces deux outils gratuits de Google et ce qu’ils vous apprennent, sans vous noyer sous des tonnes d’information. Et comme il y a beaucoup de données à lire, je vous montrerai aussi comment l’IA peut vous épauler pour les analyser.

L’essentiel, en 5 points

  • Suivre le trafic de votre site internet ne coûte rien. Pas besoin d’un outil payant, Google en offre deux : la Search Console (GSC) et Google Analytics 4 (GA4).
  • Ils sont complémentaires : la GSC montre votre visibilité sur Google, avant le clic ; GA4, le comportement de vos visiteurs, après le clic, tous canaux confondus (Bing, réseaux, IA…).
  • Chacun ne montre qu’une moitié du parcours : c’est en combinant les deux qu’on répond aux vraies questions d’un loueur. Qui visite votre site web … et qui va jusqu’à réserver.
  • Ces outils accumulent beaucoup de données : l’IA aide à les trier et les regrouper (variantes d’orthographe, requêtes parasites), à condition de la guider car elle ne connaît pas votre terrain.
  • Cette page vous présente et vous oriente ; la démonstration concrète, sur les données réelles de mes gîtes, et le pack gratuit (tutoriels + prompts) vous attendent sur les deux pages satellites (liens en bas de page).
Table des matières

Pourquoi suivre le trafic de votre site internet comme loueur saisonnier

Les données de trafic de votre site internet répondent à des questions que tout loueur se pose, vous comme moi :

  • Combien de personnes visitent votre site et que regardent-ils ?
  • Votre fréquentation progresse-t-elle vraiment, ou est-ce la saison qui revient ?
  • Quels pays (ou régions) et quelles langues vous visitent davantage ? Une information précieuse quand on accueille des voyageurs venus de partout.
  • Vos visiteurs viennent-ils pour la région, ou pour vos hébergements ?
  • Combien poussent jusqu’à la page de réservation, et depuis quelle origine géographique ?

C’est la grande différence entre un commerce en ligne et un magasin physique : tout ce qui se passe en ligne est enregistré. C’est comme un commerçant qui aurait des caméras de surveillance branchées non-stop. Bien entendu, tout cela s’effectue de manière légale. Mais vous vous rendez compte de la richesse des informations ainsi recueillies ? Grâce aux outils que nous allons découvrir, vous pouvez savoir presque tout ce qui se passe sur votre site internet. Une mine d’or dont le commerces physique est privé. 

La saisonnalité, elle, mérite un mot : c’est le cœur de notre métier. Les pics de visites ne tombent pas au hasard : ils arrivent quand les voyageurs préparent leur séjour, des semaines, voire des mois, avant de venir. Pour mes gîtes de Dinant, l’affluence culmine au printemps, bien avant l’été. Repérer ce moment, c’est savoir quand le site doit être au mieux : contenu frais, disponibilités à jour, tarifs ajustés.

En épluchant mes propres chiffres, j’ai d’ailleurs vu mon site attirer de plus en plus de monde sur une page qui explique « que faire à Dinant », et de moins en moins sur « où dormir à Dinant ». Un écart qui compte pour un loueur, mais c’est le sujet des pages suivantes.

Pas besoin d'un outil coûteux : ce que Google met gratuitement à votre disposition pour suivre votre site internet

Dès qu’on parle d’analyse de trafic, les mêmes noms reviennent : Semrush, Similarweb, Ahrefs. Des outils puissants et payants, souvent plusieurs dizaines d’euros par mois.

Ces outils sont puissants, mais disproportionnés à l’échelle d’un site internet en location saisonnière. Leur métier, c’est d’estimer le trafic de n’importe quel site, y compris ceux de concurrents.

Pour un loueur qui veut simplement lire les chiffres de son propre site, c’est payer cher un outil taillé pour un autre usage. Autant s’offrir le cockpit d’un A380 pour piloter son gîte.

La bonne nouvelle : vous avez déjà ce qu’il faut, et c’est gratuit. Google met à disposition deux outils conçus pour votre propre site : la Google Search Console (GSC) et Google Analytics 4 (GA4). Aucun abonnement, aucune carte bancaire. Il suffit de les activer.

 


Un mot de cadrage avant d'aller plus loin

Une précision pour situer cette page : je ne vais pas vous montrer comment créer ces deux comptes ni les relier à votre site. Vous trouverez sur le web des ressources et des tutoriels pour activer votre compte de la Google Search Console et pour lier votre site web à Google Analytics 4 (y compris sur le site officiel de Google).

Ce que je vous fournirai, par contre, c’est un tutoriel pour en extraire les données et pour les analyser. Ailleurs sur ce site, je vous montrerai concrètement, à l’appui de mon site internet en location saisonnière, comment exploiter ces données de la GSC et de GA4.

Sur cette page, nous examinons deux questions plus fondamentales : quel outil sert à quoi, et lequel utiliser selon votre question.


Deux outils gratuits, deux regards complémentaires

Même s’ils proposent des informations sur votre site internet, la Search Console et Google Analytics 4 ne mesurent pas la même chose :

  • La première regarde ce qui se passe avant le clic, du côté de Google ;
  • le second, ce qui se passe après, une fois le visiteur arrivé chez vous.

Ils éclairent donc les deux moitiés du même parcours. C’est pour ça qu’on les utilise ensemble. Dans les faits, j’observe que l’on met surtout en avant la Google Search Console. Google Analytics 4, il est vrai, est d’approche moins intuitive. Mais il n’est pas pour autant dénué d’intérêt. Que du contraire.

Cette distinction est essentielle et aide à comprendre l’intérêt de combiner les deux outils. Par analogie avec  un magasin, la Search Console va observer ce qui se passe à l’extérieur, jusqu’au pas de la porte de votre site. Et Google Analytics 4 va suivre tout ce qui se passe une fois que le visiteur a franchi le seuil de votre site internet. Il y a une continuité de parcours qui mérite réellement votre attention.

Search console versu Google Analytics 4

La Search Console : êtes-vous visible sur Google ? (avant le clic)

La Google Search Console regarde votre site depuis Google. Elle vous dit sur quelles recherches vous apparaissez, à quelle position, combien de fois vous êtes affiché (les impressions) et combien de fois on clique (les clics).

En clair : est-ce que Google montre les pages de votre site, lesquelles et pourquoi ? On associe à la Google Search Console les mots clés et les intentions de recherche des utilisateurs du web.

La GSC est donc l’outil de la visibilité dans la recherche. Il ne voit votre site que sous l’angle de Google, mais il identifie précisément les mots que tapent les voyageurs pour arriver sur votre site, par l’entremise du moteur de recherche Google.

Voici un exemple tiré du site internet de mes gîtes : sur les recherches d’hébergement à Dinant, mon site apparaît en première page… mais obtient peu de clics. La page est vue, mais pas choisie. C’est le genre de signal qu’on ne devine pas sans la Search Console, mais que l’on peut corriger, une fois identifié. J’y reviens dans la page qui est consacrée à la Search Console.

Google Analytics 4 : que font vos visiteurs ? (après le clic)

Google Analytics 4 prend le relais une fois que le visiteur est arrivé sur votre site. Il montre :

  • d’où il vient,
  • quelles pages il consulte,
  • combien de temps il reste,
  • et s’il va jusqu’à votre page de réservation.

Là où la Search Console s’arrête au clic (à l’entrée du site), GA4 raconte la suite. Et c’est évidemment du premier intérêt, surtout sur un site qui a une finalité commerciale.

Il existe une autre différence de taille : GA4 voit tous les canaux par lesquels les visiteurs arrivent sur votre site, pas seulement Google. Un visiteur peut arriver par d’autres moteurs de recherche, comme Bing, Ecosia ou DuckDuckGo. mais il peut aussi arriver par un site partenaire (qui a un lien sur son site vers une de vos pages ou vers votre site : c’est toute l’importance des backlinks), par les réseaux sociaux, ou même via un assistant IA comme ChatGPT. Tout cela, la Search Console l’ignore : GA4 le recense et l’information est précieuse. Le commerçant qui comprend d’où viennent ses clients et ses prospects peut mieux orienter sa stratégie marketing et commerciale. C’est la même chose pour nous, loueurs saisonniers.

Pour illustrer cela, voici un exemple,  toujours tiré de mes chiffres : les visiteurs belges sont les plus nombreux sur le site de ma location saisonnière, mais ce sont les Néerlandais, les Français et les Allemands qui atteignent le plus ma page de réservation. Le volume de visites d’un côté, le volume d’intention de réserver de l’autre. Je l’explique dans la page dédiée à GA4, mais cet exemple vous aide à comprendre la nuance et l’intérêt des deux outils.

GSC ou GA4 : lequel utiliser, et quand ?

Maintenant que vous connaissez les deux outils gratuits proposés par Google pour suivre votre site internet, la question arrive d’elle-même : lequel utiliser ?

La réponse est courte et vous la connaissez : les deux, mais chacun dans son rôle. Voici, d’un coup d’œil, ce qui sépare la Search Console et Google Analytics 4.

Google Search Console (GSC) Google Analytics 4 (GA4)
Il regarde vers… Google, la recherche Votre site
À quel moment Avant le clic Après le clic
Quels canaux Google uniquement Tous : Bing, réseaux sociaux, liens, assistants IA, accès direct…
La question posée Suis-je visible, et sur quelles recherches ? Que font mes visiteurs, et lesquels réservent ?
Ses chiffres phares Impressions, clics, position Visiteurs, canaux, pages, page de réservation
Son prix Gratuit Gratuit

La question n’est vraiment pas de choisir entre la GSC ou GA4. La bonne approche consiste à utiliser la GSC puis GA4.

Le premier outil vous montre comment on trouve votre site internet. Le deuxième ce qui se passe ensuite, une fois le visiteur parvenue sur votre site internet. Ensemble, les deux outils couvrent le parcours, de la recherche (à l’extérieur de votre site) jusqu’à éventuellement la réservation d’un séjour, via votre site web.

Le vrai intérêt : croiser les informations de la GSC et de GA4

Chacun de ces deux outils ne montre qu’une partie du tableau :

  • La Search Console s’arrête au clic : elle sait sur quelles recherches vous ressortez, mais pas ce que deviennent ces visiteurs une fois chez vous.
  • Google Analytics 4 prend le relais après le clic : il voit ce que font vos visiteurs, mais ignore la recherche Google qui les a amenés.

Vous disposez de deux vues partielles.

C’est en les rapprochant que l’analyse devient vraiment parlante. Une même réalité, éclairée par les deux outils, en dit bien plus que chacun isolément.

Voici un exemple tiré de mes gîtes. Dans la Search Console, j’ai vu mes pages en néerlandais et en allemand grimper et rapporter de plus en plus de visites : le signe que le travail multilingue paie côté visibilité (toutes les pages existent en quatre langues). Mais ces visiteurs-là comptent-ils vraiment pour l’activité ? La réponse est dans GA4 : ce sont précisément les visiteurs néerlandais, français et allemands qui atteignent le plus la page de réservation de mes gîtes, bien plus que les Belges, pourtant plus nombreux. Rapprochées, les deux sources racontent la même histoire : les marchés étrangers ne sont pas seulement en croissance, ce sont aussi les plus décidés à réserver. Ni la GSC ni GA4, seule, ne me l’aurait dit.

Et l'IA dans tout ça ? Le copilote qui lit les chiffres avec vous

Au fil des mois, la Search Console et GA4 accumulent des données sur votre site. Même sans garder tout l’historique (la GSC ne remonte que sur les 16 derniers mois), le volume grossit vite. Et vous vous retrouvez en outre avec plusieurs fichiers à la fois.

Les analyser à la main ? Une gageure. Comment s’y retrouver dans un tableau de plusieurs centaines de lignes ? C’est exactement là que l’IA révèle son apport et sa puissance.

Voici un exemple pour l’illustrer. Sur 16 mois, mon seul fichier de requêtes ne compte pas moins de 1 000 lignes. Beaucoup sont à regrouper : « gite », « gites » et « gîte » sont trois façons d’écrire la même chose, selon l’orthographe du visiteur ; « gite Dinant » et « Dinant gite » aussi. D’autres sont des parasites : « se loger à Dinant », trop vague, ou « acheter un gîte », qui n’a rien à voir avec mon activité. Sans tri ni regroupement, impossible de repérer les requêtes qui comptent vraiment.

Ce travail, l’IA l’abat en quelques secondes là où j’y passerais des heures. À une condition : l’accompagner. Elle ne connaît pas mon terrain : c’est à moi de lui dire que « gîte de groupe » est stratégique et que « acheter un gîte » est du bruit. Je lui confie le gros du tri ; je garde la main sur ce qui compte.

Pour vous éviter de partir d’une page blanche, j’ai inséré dans le pack deux prompts d’analyse (un pour la Search Console, un pour GA4) qui peuvent guider l’IA pas à pas dans cette lecture. Vous les copiez, vous ajoutez vos fichiers, et le premier déblayage est fait en quelques minutes.

À savoir : l'IA peut parfois aller chercher les données elle-même.

Selon votre abonnement, certains assistants IA se branchent directement sur la Google Search Console et vont y chercher les données eux-mêmes, sans aucun export de fichier. C'est pratique pour explorer et affiner à la volée. Google Analytics 4, en revanche, ne propose pas ce raccordement : là, il faut toujours lui fournir les fichiers exportés. La puissance d'analyse reste la même une fois les données en main ; la différence, c'est le confort pour les rassembler.

La suite : ces deux outils à l'œuvre sur un cas réel et l'accès au pack gratuit de deux tutoriels

Vous savez maintenant à quoi servent la Search Console et Google Analytics 4, et pourquoi ils vont de pair. Reste le plus intéressant : voir ce qu’ils donnent concrètement, sur de vraies données, pas en théorie.

C’est l’objet des deux pages suivantes. Chacune entre dans le détail d’un outil et montre, chiffres de mon propre site de location à l’appui, ce qu’on peut réellement tirer de données brutes : les lire, faire le tri, en sortir des décisions.

C’est là qu’on passe du « voici ce que l’outil mesure » au « voici ce que ça m’a appris ».

Je vous suggère de les parcourir dans l’ordre logique, d’abord la visibilité, ensuite le comportement :

Sur chacune de ces pages, vous trouverez aussi le lien pour recevoir gratuitement le pack : les deux tutoriels de collecte et les prompts d’analyse prêts à l’emploi.

FAQ

Oui, totalement. Deux outils gratuits de Google, sans abonnement ni carte bancaire : vous ne payez rien, ni à l’installation ni à l’usage.

Les outils payants d’analyse de votre site web sont les solutions tierces (Semrush, Similarweb…), dont vous n’avez pas nécessairement besoin pour suivre votre propre site, du moins pour en retirer les informations principales.

La Search Console montre votre visibilité sur Google avant le clic (sur quelles recherches vous ressortez) ; Google Analytics 4 montre le comportement de vos visiteurs après le clic, tous canaux confondus. Le tableau plus haut détaille le reste.

Idéalement, oui : ils sont complémentaires, la Search Console pour la visibilité, GA4 pour le comportement et la réservation. L’un sans l’autre laisse une moitié du parcours dans l’ombre. Mais rien n’oblige à tout faire d’un coup : commencez par un (la GSC), ajoutez l’autre ensuite (GA4).

La Search Console. Elle est plus simple et plus intuitive à l’usage, ses données viennent directement de Google, et elle répond à la première question qu’on se pose : est-ce qu’on voit mon site internet, et quelles pages sont recherchées et vues ? GA4 vient ensuite, pour comprendre ce que font les visiteurs une fois arrivés sur votre site internet.

Google Analytics 4, oui. Il recense tous les canaux :Bing, Ecosia, DuckDuckGo, réseaux sociaux, liens, et même les assistants IA comme ChatGPT.

La Search Console, non : elle ne voit que la recherche Google. C’est l’une des raisons d’utiliser les deux outils. Ils sont complémentaires aussi de ce point de vue.

Oui, le plus connu est Matomo, souvent choisi pour son approche respectueuse de la vie privée. Mais pour un loueur qui débute, GA4 est gratuit, complet et fait largement l’affaire. Inutile d’empiler les outils.

Le trafic de votre site, un volet du pilotage de votre location

Votre visibilité sur Google et le comportement de vos visiteurs sur votre site internet ne racontent qu’une partie de l’histoire : ce qui se joue sur le web, avant la réservation.

Une fois le séjour réservé, d’autres données prennent le relais : montants, durées de séjour, canaux d’origine, profils de voyageurs. ces informations méritent aussi une vue d’ensemble.

Les lire ensemble, c’est piloter sa location plutôt que la subir. Comment articuler ces différentes sources ? C’est le fil du dossier consacré à piloter votre location à partir de vos données, dont le suivi de votre trafic web est un des volets.

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